une plante carnivore n'est absolument pas une plante difficile à cultiver,la culture des plantes carnivores
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Les plantes carnivores ne sont pas difficile à cultiver, elles ont des besoins différents..

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    Comment Cultiver des plantes aussi étonnantes que des plantes carnivores ?                                                  

    C'est une expérience fort tentante mais bien souvent les premiers essais sont souvent décevant... d'autant plus que  ces déboires ne sont généralement pas dues à un manque de soin mais simplement à un manque d'information sur ces végétaux pas comme les autres !.
    En effet une plante carnivore n'est absolument pas une plante difficile à cultiver,
    elle aura simplement des besoins très différents de ceux auxquels nous sommes habitués, besoins spécifiques qu'il suffit de connaître...
    +Pourquoi certaines plantes sont-elles carnivores ?                                                                    
    En plus d'eau et de lumière, les plantes ont un besoin vital de substances nutritives (sels minéraux). En règle générale, elles trouvent l'essentiel de ces substances dans le sol, qu'elles vont puiser par l'intermédiaire de leurs racines.
    Or, les plantes carnivores vivent dans des milieux très pauvres tels que des marécages, des tourbières, des parois rocheuses… comportant trop peu d'éléments nutritifs. Elles doivent donc trouver un autre moyen de trouver ces substances indispensable à leur croissance.
    Ces plantes se sont donc ingénieusement adaptées et sont devenues carnivores: leur capacité à attirer, piéger puis assimiler des proies leur permet ainsi de combler le déficit d'éléments nutritifs du milieu ou elles vivent.
    Toutes les plantes carnivores possèdent des fleurs mais ce ne sont pas ces fleurs qui jouent le rôle de piège. Ce sont toujours les feuilles.

    Les plantes carnivores sont présentes sur tous les continents. Il en existe environ 500 espèces, et l'on en découvre de nouvelles espèces chaque année . Cette adaptation est très ancienne puisque que l'on a retrouvé des fossiles datant d'environ 85 millions d'années.

    Carnivores ou insectivores ?                                                                                             

    Bien que la plus grande partie des proies capturées soit des insectes, il est trop simple de parler de "Plantes Insectivores", nombre d'entre elles, notamment celles vivant en milieu aquatique ou semi aquatique, capturent d'autres organismes: invertébrés, vers, protozoaires... Et pour les plantes de taille plus imposante, il arrive parfois que l'on retrouve dans leurs pièges des grenouilles, des petits lézards et très exceptionnellement des petits mammifères (rat, souris.) En 1987, on a eu la confirmation que les népenthès piégeaient des rats. Apparemment, les rongeurs voulaient s'abreuver et sont tombés dans les urnes dont ils n'ont pu ressortir.
    On admet plus généralement le terme de Plante Carnivore qui a l'avantage d'englober toutes les plantes qui attirent, capturent et assimilent des proies, quelle que soit la nature de celles-ci.

    La digestion des proies

    Les vraies plantes carnivores (Dicotylédones) possèdent des enzymes pour la digestion. Ces plantes sécrètent une ou plusieurs enzymes et peuvent assimiler leurs proies en quelques heures.
    Par contre, les protocarnivores (Monocotylédones) utilisent des bactéries pour la digestion. Le fond des urnes contient des bactéries qui liquéfient la proie et libèrent les éléments nutritifs nécessaires à la plante.

    Les techniques de chasse des plantes carnivores

    Des mécanismes variés permettent d'attirer les proies :( feuille-mâchoire, glu, feuille-toboggan, nasse, mimétisme …)
    On peut classer les pièges en deux catégories : les pièges actifs et les pièges passifs.

    Certains pièges sont très subtils comme les pièges à urnes des sarracénias qui attirent les insectes par leurs superbes couleurs et leur nectar. Attirée par ce festin, la victime se pose en haut du cornet pour récolter le nectar. Mais, aussitôt, elle glisse, tombant au fond du cornet, et ne pouvant se rattraper tant les parois sont cireuses et garnies de soies rigides tournées vers le bas.
    Le fond du piège est rempli d'un liquide garni d'enzymes.

    La dionée utilise le système de la feuille-mâchoire. Ces feuilles mâchoires sont formées de deux lobes bordés de cils qui s'imbriquent, empêchant toute fuite. Lorsqu'un insecte se pose à l'intérieur de la feuille, il touche des poils qui commandent l'ouverture et la fermeture de la feuille. Le piège se referme en une fraction de seconde.

    La noyade est utilisée par d'autres espèces comme le Brocchinia de la famille des broméliacées. Les feuilles sont étroites et forment une sorte de gouttière. Cette plante d'environ 25 cm de haut ressemble à un cornet dans lequel l'eau stagne. Les insectes viennent s'y noyer.

    Chez la drosera entre autres on trouve des pièges à tentacules. C'est le système du papier attrape-mouche. Ces plantes sécrètent un liquide ressemblant à de la glu qui immobilise la proie. Les tentacules peuvent alors se recourber emprisonnant définitivement la victime dans la feuille.

    Les pièges les plus sophistiqués des plantes carnivores sont les pièges à aspiration des Utriculaires, des plantes aquatiques ressemblant à des outres. Dès qu'un insecte se laisse piéger et pénètre dans l'ouverture, une aspiration rapide se produit. Elle entraîne la proie et l'eau vers l'intérieur. L'utricule évacue ensuite l'eau et peut digérer sa proie qui s'est noyée.

    Les recommandations que nous vous donnons sont des conseils d'ordres généraux. Il faudra bien sûr tenir compte des besoins de chaque espèce afin d'adapter ces conseils en conséquence.

    quel emplacement leur convient le mieux ?
                                                                 

    Plusieurs critères sont importants pour choisir l'emplacement où vous allez les cultiver, principalement la lumière, l'humidité et la température. On peut aussi choisir de cultiver certaines plantes en extérieur, ou pourquoi pas en terrarium.

    Le substrat:

    Les plantes carnivores poussent dans des milieux bien particuliers: des zones très humides, en général des tourbières qui sont constitués par des sols très pauvres et acides.
    Il faut donc IMPERATIVEMENT en tenir compte et ne pas les installer dans des pots remplis de terreaux pour plantes d'intérieurs !


    Le substrat pour les plantes carnivores sera constitué par un mélange de 2/3 de tourbe blonde de sphaigne pour 1/3 de sable non calcaire (sable de rivière). Il faudra parfois  modifier ce mélange pour répondre aux besoins particuliers de chaque espèce.

    ATTENTION:
    Il faut de la tourbe blonde (et non brune) de sphaignes. Il faut absolument de la tourbe 100 % naturelle, sans aucun ajout ! On trouve parfois des tourbes d'amendement "enrichies" qui ne doivent surtout pas être utilisées ici sous peine de voir rapidement mourir les plantes.

    La lumière est fondamentale à la vie des plantes:

    Les plantes carnivores demandent le plus souvent beaucoup de lumière, et si possible une lumière "naturelle" mais non brûlante.
    Il faudra en priorité rechercher un endroit lumineux, car la plupart des plantes carnivores demandent une forte intensité lumineuse, bien plus que la plupart des "classiques".
    Un simple rebord de fenêtre ensoleillé peut convenir à merveille pour les dionées, sarracenias et droseras. Il faudra toutefois faire bien attention au soleil estival qui risque de brûler les plantes à travers les vitres (effet de loupe). C'est pourquoi il est préférable de choisir un emplacement éclairé par le soleil matinal, moins intense.
    Pour les pinguiculas ou encore les nepenthes, un rebord de fenêtre peut également convenir à condition que le soleil ne soit pas direct, ces plantes y étant plus sensibles.                                               
    Si vous avez la chance de posséder une salle de bains très lumineuse, vous pourrez facilement cultiver les nepenthes dans de très bonnes conditions. En effet grâce à l'humidité et à la chaleur de cet endroit, les nepenthes vont pouvoir développer sans trop de problèmes leurs urnes. De plus les vitrages des salles de bains ont la plupart du temps l'avantage d'être en verre dépoli, ce qui diffuse mieux la lumière et évite de "bruler" les feuilles. Attention toutefois si vous utilisez un chauffage soufflant de ne pas l'orienter vers vos plantes: l'air est trop chaud et surtout trop sec pour être supporté par un nepenthes.                               
    Certains " petit veinards "possèdent  une véranda, et dans ce cas presque tout peut être cultivé très facilement ! on se rapproche alors des conditions d'une serre.
    L'idéal sera une véranda peu chauffée en hiver (max 10-12° C la nuit) qui permettra aux plantes d'accomplir leur repos hivernal. Comme dans une serre, il faudra se méfier du soleil trop brulant en été et souvent s'équiper d'un système d'ombrage. 

    L'humidité :
                                                                                                                         

    Même cultivées à l'extérieur, il faut prendre quelques précautions pour garantir aux plantes un minimum d'humidité ambiante. L'idéal sera d'utiliser un  pot large, ce qui augmente la surface d'évaporation et crée ainsi une sorte de "nuage" humide au-dessus du pot. Pour conserver cette humidité, il faut placer le pot dans un endroit à l'abri du vent, vent qui peut rapidement dessécher les plantes, et ceci surtout s'il est quasi-permanent ou chaud. Les plantes les plus sensibles seront les droséras qui perdront leurs gouttelettes de mucilage. L'inconvénient majeur d'une culture en intérieur est la cruelle sécheresse de l'air ambiant. Les plantes (pas uniquement carnivores d'ailleurs) y sont bien plus sensibles que nous, et peuvent parfois en mourir. Cette situation est encore amplifiée en hiver du fait du chauffage des habitations qui assèche l'air. Il est donc nécessaire de recréer un "microclimat" humide autour des plantes.
    La pulvérisation est peu recommandée (hormis pour les nepenthe),car pour être bénéfique il faudrait pulvériser de nombreuses fois par jour. Il est par contre facile de disposer les plantes sur une soucoupe remplie de billes d'argiles, ou  de pouzzolane (roche d'origine volcanique), celles-ci facilitant l'évaporation de l'eau et créant ainsi une certaine humidité.                                                                             
    L'idéal sera d'utiliser un grand et large pot unique, dans lequel on pourra installer plusieurs plantes (de la même espèce ou d'espèces différentes).                                                             

    Il faut particulièrement se méfier des courants d'air et il faut impérativement éviter les chauffages soufflants à proximité des plantes.
                                                                           

    En hiver,( à l'exception des nepenthes) il faut  réduire, en même temps que la température, l'arrosage et donc l'humidité dans laquelle les plantes vont se trouver.

    La température :

    Si l'on désire cultiver des plantes en extérieur toute l'année et sans protection particulière, il faut choisir des espèces résistantes ou bien des espèces locales (dont la récolte est absolument interdite, mais que l'on peut se procurer relativement facilement chez les pépiniéristes spécialisés).
    Parmi les espèces résistantes au froid on peut citer: Sarracenia purpurea ssp. purpurea, Drosera rotundifolia, Pinguicula vulgaris, Pinguicula grandiflora...
    en intérieur
    C'est souvent le paramètre le plus difficile à satisfaire, car il n'est pas évident d'adapter nos habitations aux exigences des plantes...
    En effet la plupart des plantes nécessitent une période de repos en hiver, pendant laquelle les températures doivent baisser et se situer entre 5 et 10 °C. L'idéal est, pour ceux qui ont la chance de posséder un tel équipement, un hivernage en serre ou dans une véranda peu chauffée.

    Certaines plantes tropicales ne nécessitent pas de ralentissement marqué de leur croissance,

    et il faut donc les maintenir toute l'année dans des conditions relativement stables (nepenthes de basse altitude, beaucoup de pinguiculas....), le terrarium est un espace de culture clos, dans lequel il est plus facile de recréer les conditions nécessaires à certaines plantes, telle que l'humidité ou la température. C'est le moyen idéal de conserver des plantes plus délicates comme les nepenthes par exemple. On utilise très souvent un aquarium classique légèrement modifié.

    la culture des plantes carnivores au quotidien

    Avant toute chose, rappelez-vous que dans la nature les végétaux sont livrés à eux-mêmes .

    En culture, il est fréquemment nécessaire de manipuler les plantes (tailles, rempotages, etc...) mais il est essentiel de comprendre que plus ces manipulations seront limitées et mieux les plantes se porteront. Un pied quelque peu délaissé pendant quelques semaines ou quelques mois et que l'on croyait mort peut parfois surprendre par la vigueur de sa reprise.
    Avant d'arroser, vérifiez bien que l'eau que vous allez utiliser est bien adaptée, utiliser exclusivement de l'eau de pluie ou déminéralisée.
                                                                 
    Une règle de base: les plantes carnivores ne doivent jamais manquer d'eau, les arrosages seront fréquents, voire quotidiens.
    Si l'on n'utilise pas de pots à réserve d'eau, le plus pratique sera de placer une soucoupe sous le pot avec en permanence environ 1 cm d'eau. Ne pas utiliser cette méthode avec les nepenthes qui n'apprécient pas d'avoir sans cesse les pieds dans l'eau. En revanche ils réclament un substrat toujours humide et adorent les pulvérisations: arrosez souvent mais ne laissez pas d'eau stagner dans la soucoupe.
    En hiver de façon générale limiter les arrosages et retirer les soucoupes, pour les plantes au repos tenir le substrat juste humide mais surtout pas détrempé.

    la taille :

    Il n'est pas indispensable de tailler les plantes carnivores. Cependant il peut parfois être utile de retirer les parties mortes, dans un but esthétique bien sur, mais aussi pour éviter l'apparition de moisissures.
    Il faut toujours prendre garde à ne couper que dans les parties mortes, sinon il y a un risque d'affaiblir inutilement la plante par cette blessure.
    Ne taillez pas les plantes qui passent l'hiver à l'extérieur (attendez le printemps) car leurs feuilles, même sèches, les aident à se protéger du froid. Pour procéder à la taille, utilisez un outil bien tranchant et désinfecté.

    les rempotages :

    Le rempotage sera définie par l'état du substrat. Si la plante est cultivée dans de bonnes conditions et arrosée avec une eau de bonne qualité, un rempotage tous les 3 à 4 ans est suffisant.
    A l'inverse si les conditions sont mauvaises (en particulier l'eau) le substrat va rapidement se décomposer et un rempotage annuel sera impératif.
    Lors de cette opération délicate, prenez garde aux fragiles racines et aux rhizomes souvent cassants. Si le substrat s'est décomposé, essayez d'en retirer le maximum des racines avant de placer le pied dans son nouveau pot.
    Soyez extrêmement prudents lors du rempotage des pinguiculas: leurs racines sont fragiles et il n'est pas rare de perdre la plante suite à un rempotage mal effectué.
    lors de vos rempotages, évitez absolument les pots en terre cuites sauf si ils sont vernis "intérieur/extérieur", préférez leurs des pots en grès ou en plastique qui présentent l'avantage d'être neutre chimiquement.

    les parasites :

    Malgré leur particularité, les plantes carnivores ne sont malheureusement pas protégées contre les parasites animaux !
    Pour s'en débarrasser, utiliser des produits classiques du commerce. Toutefois il est préférable d'utiliser des produits biologiques, souvent beaucoup moins nocifs. Les bombes aérosols de traitement "prêt à l'emploi" sont si possible à éviter, ce procédé étant bien trop agressif vis à vis des plantes. ( leur prix est de plus bien souvent très élevé en comparaison des insecticides à diluer soi-même).
    Il arrive que de minuscules insectes blancs soient présents en quantité à la surface du substrat. Il s'agit souvent de collemboles, petits insectes qui apprécient l'humidité et capables de sauts de 50 à 100 fois la hauteur de leur corps. Ces insectes sont absolument inoffensifs, il est donc inutile d'essayer de s'en débarrasser, d'autant plus qu'ils peuvent nourrir les plantes de petites tailles (Drosera, Utriculaires...).


    Les maladies :
                                                                                                                           

    Même dans une culture saine, il n'est pas impossible qu'une maladie se déclare. Il faut alors réagir rapidement car son évolution est souvent rapide. Ici aussi les produits du commerce sont efficaces, avec les mêmes mises en garde que ci-dessus.
    Ces maladies sont souvent dues à des champignons, favorisées par l'humidité et le manque de lumière. Un bon moyen de prévention est d'aérer de temps en temps pour éviter le confinement de l'air.
    Le champignon Botrytis cinerea est l'un des plus fréquents: il se caractérise par une sorte de duvet filamenteux grisâtre recouvrant les parties atteintes. Il est particulièrement robuste et se répand facilement. A l'achat d'un fongicide il est important de vérifier que celui-ci est efficace contre Botrytis cinerea.
    C'est en hiver que les plantes sont les plus sensibles à ces attaques, et il faudra régulièrement les surveiller pendant cette période.

    Utilisation de fertilisant :

    Peut-on utiliser de l'engrais avec les plantes carnivores ? En règle générale c'est absolument déconseillé: ces plantes vivent dans des sols très pauvres et supporteraient très mal un apport d'éléments nutritifs aussi brutal. De plus l'engrais favoriserait la décomposition du substrat.
    La seule forme d'engrais qui puisse être éventuellement apporté (mais avec prudence) est un engrais foliaire (c'est à dire qui passe par les feuilles, en pulvérisant le produit directement sur celles-ci) uniquement pour les nepenthes , et avec une très grande parcimonie sur les dionées et sarracenias. Dans tous les cas diviser impérativement (de moitié au minimum) la dose indiquée sur le produit, et utiliser un engrais pour orchidées ou pour tillandsias.                

    Faut-il "nourrir" les plantes carnivores ? Avec des mouches ou de la viande ???

    Ce n'est pas non plus très conseillé, voir même totalement déconseillé: elles se débrouillent très bien elles-mêmes et n'attrapent en général que ce qui leur suffit, en sachant qu'elles peuvent se contenter de très peu.
    Comme chez l'être humain, les plantes carnivores peuvent avoir des indigestions. Cette " indigestion " peut entraîner le pourrissement de la feuille à cause d'un excès de sécrétions enzymatiques.
    Les parties dures des insectes (la chytine) ne sont pas digérées car non dissoutes.
    Nourrir une plante carnivore est le plus souvent néfaste pour elle: les quantités apportées seront souvent disproportionnées par rapport à ses besoins réels, et la plante pour se protéger de cette "indigestion" risque de sacrifier son piège qui va se dessecher avant son terme. Par conséquent le "gavage" d'une dionée (ou autre) pour la rendre plus belle aura bien souvent l'effet inverse.
    Si toutefois vous ne résistez pas à lui faire quelques offrandes, donnez uniquement des insectes (si possibles vivants) et pas de viande hachée ou de jambon...+qui lui serait fatal.

    N'oubliez pas que malgré toutes ses singularités : c'est bel et bien un VEGETAL !!!

    Quelques espèces de plantes carnivores

    La dionée : LA prédatrice du règne végétal

    La dionée est au monde végétal ce que le tigre est au monde animal : une redoutable prédatrice.
    La dionée (Dionea muscipula) est originaire de Caroline du Nord et du Sud. Ses feuilles pivotent sur une sorte de charnière, des ressorts, qui ressemblent à des filaments, assurant la bonne marche du piège. Au milieu des feuilles épanouies, elle laisse admirer son cœur rouge particulièrement attractif pour les insectes.L'insecte vient aussitôt explorer la belle et se retrouve subitement enfermé dans un piège mortel.
    Les feuilles qui se referment possèdent des bords dentelés, à la façon d'un peigne, qui s'emboîtent avec précision. Lorsque l'insecte effleure l'un de ces ressorts, le piège se détend et les sucs digestifs de la plante entrent en activité.
    L'ensemble du processus de digestion prend plusieurs jours suivant la taille de la proie. Puis la dionée ouvre de nouveau ses feuilles. Elle se débarrasse ainsi des débris indigestes de la proie, ailes ou écailles.
    Elle est prête à accueillir une nouvelle victime.

    Le népenthès : une plante carnivore ensorceleuse

    Le népenthès est présent surtout en zone tropicale et sub-tropicale. Cette superbe plante est munie de petits récipients en forme de cruche (les ascidies) qui pendent à l'extrémité de ses feuilles. L'insecte est attiré dans le piège par le parfum suave que dégage la plante.
    Lorsqu'il s'aventure sur les rebords glissants d'un des réservoirs, il perd aussitôt l'équilibre et tombe dans un bain d'acide. Des poils rigides, pointés vers le bas, lui interdisent de s'en échapper. La proie succombe bientôt, empoisonnée par les sucs digestifs.


    L'utriculaire : le davy crocket végétal

    Le plus remarquable des pièges végétaux est dû à l'utriculaire qui se rencontre fréquemment dans les régions tropicales à la surface des étangs et des eaux dormantes, mais également présent en zone tempéré.
    Dépourvue de racine, cette plante dérive au gré des vents et des courants. C'est une plante longue et mince, avec des feuilles très ramifiées, dont chacune supporte environ une douzaine de petites vésicules. Ces petites outres, les utricules, constituent les pièges : devant leur ouverture se trouve une " trappe " que l'on peut ouvrir du dehors mais non du dedans.
    L'insecte ne choisit d'ailleurs pas de pénétrer dans l'antre du monstre mais y est aspiré.

    La droséra : un papier tue-mouches

    Certaines plantes carnivores recourent à des systèmes différents. C'est le cas des droséra présent sur tout les continents a l'exception des déserts des pôles et de l'antarctique.
    C'est une plante odorante qui recèle des charmes mortels. Ses feuilles, qui ressemble à une pelote d'épingles, recelles une colle extrêmement puissante.
    Tout insecte qui s'y pose ne peut plus s'en dégager.
    Alors les scintillantes têtes d'épingles s'enroulent autour de la victime et le festin commence.

    Le pinguicula :

    La grassette feuillue procède d'une façon similaire a la drosera. Quand un insecte s'y pose pour se nourrir, la plante exsude une substance gluante et capture l'insecte. Puis, elle secrète une enzyme digestive qui immobilise la victime. Enfin, les rebords de la feuille enveloppent la proie dans une étreinte mortelle.

    Qu'est-ce que la CITES ?

    La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, dites CITES, ou Convention de Washington, a pour objectif de garantir que le commerce international des espèces inscrites dans ses annexes, ainsi que des parties et produits qui en sont issus, ne nuit pas à la conservation de la biodiversité et repose sur une utilisation durable des espèces sauvages. Pour en savoir plus, consultez nos liens utiles.
    convention-washington (C.I.T.E.S)


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